Europe centrale et orientale

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Europe centrale et orientale

Perspectives économiques pour l' Europe centrale et orientale

La faiblesse de l'investissement ne pèse pas beaucoup sur les marchés du travail des pays d’ECO

Bien que les chiffres les plus récents du PIB aient confirmé une accélération prudente de la dynamique de croissance dans la région des pays d’ECO, l'activité d'investissement et la demande étrangère restent plutôt faibles. Alors que la croissance du PIB réel en glissement trimestriel au quatrième trimestre était de 0,5% en Hongrie, de 0,7% en République tchèque et de 1,3% en Pologne, la formation brute de capital (approximée par la somme des investissements et des stocks) a diminué dans les trois pays, y compris en Pologne, où l'activité d'investissement a connu une croissance relativement rapide au cours des deux dernières années.

Dans l'ensemble, l'environnement d'investissement plutôt faible, qui a été associé à la sous-performance du secteur manufacturier, en particulier en République tchèque et en Hongrie, n'a pas entraîné de ralentissement spectaculaire sur le marché du travail. Le taux de chômage harmonisé est resté pratiquement inchangé en République tchèque (2,6%) et en Hongrie (4,2%), tandis qu'il a même diminué en Pologne (2,7%) (voir figure ECO1). 

Néanmoins, si l'on examine spécifiquement l'emploi dans l'industrie manufacturière en même temps que les données sur le chômage enregistré, on constate un ralentissement visible, en particulier en République tchèque. Le nombre d'emplois dans l'industrie manufacturière diminue régulièrement depuis un an et demi et, par rapport à 2019, il est inférieur d'environ 2% en Pologne, de 3% en Hongrie et de 7% en République tchèque (voir figure ECO2).

D'autres secteurs ont été en mesure de compenser la réduction des emplois dans l'industrie manufacturière jusqu'à présent, mais il ne devrait pas en être ainsi indéfiniment. Si l'on considère plus particulièrement les données nationales sur le chômage enregistré (qui peuvent mieux saisir certains tournants que les enquêtes harmonisées d'Eurostat), le taux de chômage enregistré a récemment augmenté de manière plus significative, en particulier en République tchèque, pour atteindre 4,3% (0,3 point de pourcentage de plus en glissement annuel et le niveau le plus élevé depuis février 2021). L'écart entre le taux de chômage harmonisé et le taux de chômage national enregistré s'est quelque peu creusé, également en Pologne.

Pour l'avenir, nous ne prévoyons pas de refroidissement majeur sur les marchés du travail des pays d’ECO, mais plutôt une stabilisation allant de pair avec une stabilisation de l'environnement d'investissement. La faiblesse actuelle de l'environnement d'investissement peut être en partie attribuée à la nervosité découlant des tensions commerciales après l'élection de Donald Trump. Selon notre récente analyse, nous pensons que la Hongrie et la Slovaquie sont particulièrement vulnérables aux droits de douane américains potentiels sur l'industrie automobile. Cette incertitude peut probablement persister pendant un certain temps, mais ne devrait pas limiter l'activité d'investissement "nécessaire" dans la région pour toujours. Deuxièmement, l'incertitude réglementaire dans le secteur automobile pourrait avoir retardé les investissements dans la région des pays d’ECO. Jusqu'à récemment, la production de moteurs à combustion devait être sévèrement limitée dès 2025. Aujourd'hui, le Competitiveness Compass de l'UE semble introduire une approche plus flexible. Ainsi, les émissions maximales autorisées pour les voitures neuves vendues seront mesurées par rapport aux émissions moyennes des années 2025-2026-2027, plutôt que pour chaque année séparément. Ce changement pourrait offrir une plus grande "marge de manœuvre" aux véhicules à moteur à combustion dans la région des pays d’ECO pour gérer leur transition vers le zéro émission net d'ici à 2035, et il pourrait soutenir l'activité d'investissement. Enfin, l'approche de la date limite pour la mise en œuvre des projets du Fonds de relance et de résilience ainsi que les plans fiscaux majeurs du gouvernement allemand pourraient également soutenir les investissements régionaux en 2026 et 2027. Si tel est le cas, nous pensons que la main-d'œuvre dans le secteur manufacturier devrait également se stabiliser dans les pays d’ECO.

Prévisions économiques mars 2025

Tchéquie
  2024 2025 2026
Croissance du PIB réel (variation annuelle moyenne, en %) 1,0 2,1 2,3
Inflation (variation annuelle moyenne, en %, IPC harmonisé) 2,7 2,4 2,4
Taux de chômage (définition Eurostat)(fin de l'année, en % de la population active) 2,6 3,2 3,1
Solde budgétaire du gouvernement  (en % du PIB) -2,8 -2,1 -1,9
Dette publique brute (en % du PIB) 43,3 44,3 44,7
Balance des opérations courantes (en % du PIB) 1,8 0,3 0,5
Prix de l'immobilier (définition Eurostat)(variation annuelle moyenne en %, nombre total de logements) 4,5 5,4 3,5
    7/3/2025
Slovaquie
  2024 2025 2026
Croissance du PIB réel (variation annuelle moyenne, en %) 2,0 1,9 2,5
Inflation (variation annuelle moyenne, en %, IPC harmonisé) 3,2 4,1 3,0
Taux de chômage (définition Eurostat)(fin de l'année, en % de la population active) 5,1 5,5 5,5
Solde budgétaire du gouvernement  (en % du PIB) -5,8 -4,9 -4,5
Dette publique brute (en % du PIB) 58,2 59,5 60,8
Balance des opérations courantes (en % du PIB) -2,0 -2,8 -2,5
Prix de l'immobilier (définition Eurostat)(variation annuelle moyenne en %, nombre total de logements) 3,0 3,0 3,5
    7/3/2025
Hongrie
  2024 2025 2026
Croissance du PIB réel (variation annuelle moyenne, en %) 0,6 2,0 3,6
Inflation (variation annuelle moyenne, en %, IPC harmonisé) 3,7 4,7 3,8
Taux de chômage (définition Eurostat)(fin de l'année, en % de la population active) 4,4 4,3 3,9
Solde budgétaire du gouvernement  (en % du PIB) -4,8 -4,4 -4,2
Dette publique brute (en % du PIB) 73,8 73,5 73,0
Balance des opérations courantes (en % du PIB) 1,5 1,3 1,0
Prix de l'immobilier (définition Eurostat)(variation annuelle moyenne en %, nombre total de logements) 12,6 5,5 4,0
    7/3/2025
Bulgarie
  2024 2025 2026
Croissance du PIB réel (variation annuelle moyenne, en %) 2,6 2,1 2,4
Inflation (variation annuelle moyenne, en %, IPC harmonisé) 2,6 2,9 3,0
Taux de chômage (définition Eurostat)(fin de l'année, en % de la population active) 4,0 3,9 3,8
Solde budgétaire du gouvernement  (en % du PIB) -2,9 -3,0 -3,0
Dette publique brute (en % du PIB) 24,3 26,8 28,0
Balance des opérations courantes (en % du PIB) -0,7 -0,9 -1,0
Prix de l'immobilier (définition Eurostat)(variation annuelle moyenne en %, nombre total de logements) 15,1 9,7 3,5
    7/3/2025

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